• Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. Raphaëlle Giordano

     

    Editeur : Pocket (1 juin 2017)

    Collection : BEST

    Nombre de pages : 256 pages

    Prix : 6€95 (poche) 9€99 (kindle)

     

    L’histoire 

     

    - " Vous souffrez probablement d'une forme de routinite aiguë.          
    - Une quoi ? "         

    Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l'impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu'elle veut, c'est retrouver le chemin de la joie et de l'épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l'y aider, elle n'hésite pas longtemps : elle fonce et repart à la conquête de ses rêves... 

    " Un roman tendre, drôle et divertissant qui pourra vous aider à prendre votre envol pour une nouvelle vie. À lire au plus vite car on n'en a qu'une ! " Christophe Mangelle – Metronews      

    " Vitaminé, bien pensé et très agréable à lire. Coup de cœur ! " Julie Reynié – Biba

     

    L'auteur 

    Écrivain, artiste peintre, coach en créativité… La création est un fil rouge dans la vie de Raphaëlle.   

    Diplômée de l’école supérieure Estienne en Arts appliqués, elle cultive sa passion des mots et des concepts pendant quelques années en agences de communication à Paris, avant de créer sa propre structure dans l’événementiel et le coaching créatif. www.emotone.com         

    Quant à la psychologie, tombée dedans quand elle était petite, formée et certifiée à de nombreux outils, elle en a fait son autre grande spécialité. Ainsi, ses premiers livres proposent une approche résolument créative du développement personnel, tant sur le fond que sur la forme. Les secrets du docteur Coolzen – Une collection de quatre titres, Mon carnet de coaching 100 % bonheur, J'ai décidé d'être zen…

    Avec son premier roman, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, elle crée une fiction attachante enrobée de pédagogie, autour d’un thème qui lui est cher : l’art de transformer sa vie pour trouver le chemin du bien-être et du bonheur. 
    Retrouvez Raphaëlle sur son site raphaellegiordano.com ou sur Facebook, Raphaëlle Giordano, écrivain.       

    Mon avis 

     

    « Comme une envie de bousculer son quotidien »

     

    Si j’ai souhaité lire ce roman, c’est dans un premier temps parce que j’aime beaucoup les livres de type développement personnel, changer de vie, reprendre sa vie en main, bousculer ses habitudes, en bref repartir du bon pied. Et dans un second temps puisqu’il était pas trop mal noté (4 étoiles sur 5 sur amazon) et que j’en avais entendu beaucoup de bien.      
    Et je dois dire que, même si je n’ai pas détesté, je n’ai pas adoré non plus. J’avoue l’avoir trouvé un peu plat. C’est probablement dû au fait que tout tourne autour de Camille, voire de Claude, son routinologue, et rien d’autre. Pas assez d’interactions, pas de gros chamboulements, pas de grosse remise en question, il m’a manqué ce petit piquant, ce petit truc en plus qui me fait dire « ouah ! ».

     

    Pour vous remettre en contexte, nous voilà avec Camille, approchant de la quarantaine et qui ne se sent pas heureuse et épanouie. Epouse, mère de famille, elle a l’impression de stagner et de vivre dans une routine bien huilée qui ne lui convient plus. Elle ne se sent plus assez proche de son fils, son mari est toujours occupé, son travail ne la satisfait pas pleinement, en bref, la vie de monsieur et madame tout le monde.
    Et puis, un jour, par hasard, elle tombe sur Claude, un routinologue qui va alors lui proposer de chambouler son quotidien en suivant des étapes. Ce que Camille va faire… Je ne peux vous en dire plus sous peine de gâcher l’histoire !

    J’ai quand même aimé l’idée du routinologue qui traduit l’un des maux de notre quotidien : la fameuse routine, le chemin tout tracé, la stabilité… qui parfois peuvent nous ennuyer au plus haut point.

    L’idée serait plutôt de tout bousculer, suivre ses rêves, mettre en place des projets, y croire et foncer. Pas toujours facile je vous l’accorde !

    En conclusion, vous pouvez lire ce livre pour vous faire une idée par vous-même et surtout on peut piocher quelques bonnes idées pour bousculer son quotidien.

    Je pense tenter un autre livre de la même auteure car j’ai apprécié son style.

    J’ai aimé :

        Le thème : changer de vie, prendre les choses en main

        Je garderai quelques idées pour bousculer le quotidien

        Le style fluide et agréable

        Le titre et la couverture

        L’idée du routinologue : c’est original

    Je n’ai pas aimé : 

        Le manque de piquant et de retournements de situation

    Note : 6/10 

     

     

     


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  • Le frisson de la liberté — Florence Clerfeuille

     

    Editeur : FADM (1 mai 2016)

    Collection : Littérature

    Nombre de pages : 174 pages

    Prix : 17€ (broché) 2€99 (kindle)

     

    L’histoire 

     

    Deux jeunes filles à l’orée du monde adulte à la fin des années soixante, alors qu’un certain mois de mai se profile à l’horizon. Deux amies d’enfance. Deux inséparables.
    Leur relation va-t-elle résister à de nouvelles envies de liberté ? À de nouvelles responsabilités ? Aux bouleversements qui s’annoncent ?   
    En septembre 1967, Jacqueline et Maryvonne s’installent dans la chambre qu’elles vont partager dans une pension de famille de Montpellier. La première va étudier à l’université, la seconde démarre une carrière d’institutrice dans le privé. Toutes les deux sont pleines d’enthousiasme, mais que leur réserve vraiment cette nouvelle vie qui commence ?       

    Récit d’une année initiatique pour les deux jeunes filles, ce livre qui dresse un tableau de la société française de la fin des années soixante est aussi un appel à la réflexion sur la condition féminine.

     

    L'auteur 

    Biographe et correctrice, Florence Clerfeuille aime jouer avec les mots. Elle aime aussi écouter les gens se raconter et est particulièrement sensible aux histoires de ses consœurs.
    Après des témoignages, des recueils de nouvelles, des textes courts de science-fiction et une trilogie policière en milieu rural, elle a choisi de se lancer dans la publication d’une saga familiale sur trois générations. 
    Le Frisson de la liberté en est le premier tome. Lisez la suite dans Le Poids de la colère.

     

    Mon avis 

     

    « Un plongeon dans la condition féminine des années 60 »

     

    Je tiens d’abord à remercier Florence pour ce SP. Elle a gentiment accepté que je chronique son livre et j’en suis ravie !

     

    Dans ce roman, Jacqueline et Maryvonne sont deux amies inséparables depuis le CE1. A l’aube de leur vie d’adulte (17 et 18ans), elles vont se retrouver à Montpellier, pour partager une chambre dans une pension de famille. Jacqueline suivant des études de lettres à l’université, tandis que Maryvonne débute sa carrière d’institutrice.

    A cette époque (les années 60), les femmes n’ont que très peu d’impact et d’importance dans la société, à peine reléguées au second plan, soumises à leur mari, elles ne prennent pas de décisions, doivent rester à la maison pour faire des enfants, pas de carrière si on est marié on doit être mère au foyer ou aider son mari.

    Jacqueline est une jeune femme plutôt aisée, très intelligente, elle a sauté une classe. Intrépide, tête brûlée, elle vit à 100 à l’heure, veut tout découvrir sans se méfier des risques et des dangers. A l’inverse Maryvonne est une jeune femme sage, calme, réfléchie, assez effacée qui n’ose pas prendre de risques ou donner son avis. Beaucoup moins aisée, ses parents sont bouchers.

    Le feu et la glace, différentes mais complémentaires.

    Ces deux jeunes femmes parviennent à se retrouver ensemble à Montpellier, dans une pension, dans laquelle elles louent une petite chambre. Va s’en suivre une jolie aventure au cours des chamboulements de la fin des années 60 : mai 68 approchant à grands pas. Jacqueline l’intrépide tombe amoureuse de Charles un militant, gréviste. Tandis que Maryvonne connait les déboires et les joies de son métier d’institutrice.

    Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est l’évolution des personnages. Ce ne sont pas des caractères figés dans le temps, l’une intrépide, l’autre sage. Absolument pas, Florence Clerfeuille a su leur donner une complexité qui nous ravit.  Jacqueline va se heurter à des difficultés auxquelles elle ne s’attend pas, trop emportée par son amour naissant, sa liberté nouvelle et le contexte des années 60. Maryvonne va s’affirmer et trouver enfin une voie, sa voie, sous l’influence de certaines de ses collègues qui loin d’être de simples épouses soumises des années 60 savent qu’elles peuvent agir sur les êtres.

    J’ai aussi adoré le contexte, en découvrir davantage sur la condition féminine, les droits des femmes (apparition de la pilule contraceptive etc), on s’intéresse à cette réalité pourtant pas très lointaine, sans tomber dans la lapidation de la société et des hommes.

    Il faut aussi noter cette importance du mariage, mais surtout du mari choisi par le père, un mari qui doit prendre la relève, qui doit être digne de sa fille. Une sorte de mariage arrangé dans lequel la jeune femme n’a pas son mot à dire. D’ailleurs, chaque père préférerait avoir un fils pour éviter ce genre de problème et voir son nom perdurer, reprendre l’entreprise familiale (la boucherie) ou encore suivre le chemin emprunté par le père (militaire par exemple).

    Etant moi-même professeur des écoles, j’ai aussi apprécié cette facette du métier, les enfants à haut potentiel qu’on a tendance à négliger ou à « classer » dans la mauvaise « catégorie » car on ne sait pas les détecter et les aider comme il se doit. J’imagine bien qu’à l’époque et pour une jeune fille le cas était encore plus complexe, on en a l’exemple avec Agathe… qui n’a pas eu la chance d’être soutenue par son père comme l’a été Jacqueline.

    Je dois dire que même si la condition féminine a évolué en tout cas dans une partie du monde, on sait bien que c’est loin d’être terminé, et malheureusement dans beaucoup de pays, les femmes ne sont encore que soumises à l’homme… Il y a du travail !

    Je ne peux en dire plus sous peine de gâcher l’intrigue et les aventures de nos deux héroïnes, mais je vous conseille vivement ce livre que j’ai dévoré. Je compte bien évidemment lire les deux autres tomes de cette jolie saga.

    J’ai aimé :

        Le thème de la condition féminine

        L’évolution des personnages, de leur caractère, de leur vision du monde

        L’amitié qui lie les deux jeunes filles pourtant si différentes

    Je n’ai pas aimé : 

        J’avais envie de connaitre la suite !!

    Note : 9/10 

     

     

     


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  • Il était une lettre — Kathryn Hughes

     

    Editeur : Le Livre de Poche (8 février 2017)

    Collection : Littérature et documents

    Nombre de pages : 416 pages

    Prix : 7€60 (poche) 3€99 (kindle)

     

    L’histoire 

     

    Manchester, 1973. Tina, secrétaire dans une compagnie d’assurances, est bénévole dans une boutique caritative le samedi. Cette activité lui permet d’échapper quelques heures à son mari, Rick, violent et alcoolique. Alors qu’elle trie de vieux vêtements, dans la poche d’une veste de costume, elle met la main sur une lettre jamais ouverte ni postée. C’est une demande en mariage, datée de septembre 1939. Émue, Tina décide de retrouver la destinataire de ce courrier, Chrissie, pour le lui remettre. Une simple enveloppe peut-elle contenir la clé du bonheur ? Et le chagrin d’une femme saurait-il illuminer la vie d’une autre ?
    À plusieurs décennies d’intervalle, deux histoires d’amour brisées en plein vol, deux destins de femmes au cœur meurtri. Un roman bouleversant. 

     

       Revue de presse 

    IL ÉTAIT UNE LETTRE

    « L'histoire immémoriale de la violence faite aux femmes a fait de ce roman, sensible sans sensiblerie, bien construit, informé et aux résonances très contemporaines, un best-seller mondial. »
    J.C., Historia

    « Un premier roman sur des vies ordinaires, traversées d'un chagrin d'amour. »
    Céline Lacourcette, Femme actuelle

    « Émouvant. »
    A.C., Femme actuelle

    « Une histoire d'amour impossible et bouleversante... » 
    Biba

    « Il était une lettre vaut autant par son histoire que par son contenu. »
    Martine Freneuil, Le Quotidien du médecin. Lire l’article

    « Une saga sentimentale devenue un phénomène de librairie. »
    M.P., Le Berry républicain

    « Le roman le plus bouleversant du moment. »
    Centre presse

    « Un premier roman qui vous entraîne à travers les époques et les émotions, dans une valse émouvante. »
    L. D., Le Courrier Picard

    « Deux histoires d'amour inoubliables ! »
    Télépro (Belgique) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

     

    L'auteur 

    Kathryn Hughes est née près de Manchester et s’est mise à l’écriture sur le tard. ll était une lettre, son premier roman, auto-édité début 2015, a remporté un succès immédiat et s’est retrouvé catapulté numéro 1 des ventes en Grande-Bretagne 

    Mon avis 

    «  Une valse d’émotions à travers les époques ! »

    Et bien je dois dire que ce livre fut une bonne surprise.

    J’ai d’abord été ravie d’apprendre que l’auteure avait d’abord tenté l’autoédition avant d’être repérée par une maison d’édition. Je trouve que c’est une belle récompense.

    Ensuite, j’ai adoré la couverture, cette illustration avec le petit paquet de lettres, l’écriture, le titre, j’ai réellement été charmée par l’aspect du livre et c’est d’ailleurs la moitié de ce qui m’a décidé.

    Evidemment, l’autre moitié fut le résumé qui m’a donné envie d’en savoir plus.

     

    Ce livre est vraiment très agréable à lire, pourtant il y a des bonds, dans le passé, à diverses dates, des changements de personnages, malgré tout, on ne s’y perd jamais, le roman est très bien écrit, le style est idéal. On ne peut qu’accrocher !

     

    Mais me direz-vous, de quoi parle ce livre ?

    Eh bien c’est l’histoire de Tina, une jeune femme mariée à un époux alcoolique et violent qui tombe par hasard sur une lettre écrite en 1939, au tout début de la seconde guerre mondiale. Une lettre touchante qui n’a jamais été postée. Tina décide alors de retrouver la destinataire de ce courrier : Chrissie. Va s’en suivre une palette de décisions, bonnes et mauvaises, de découvertes, de déceptions, de petits bonheurs.

    Ce qui m’a plu dans ce roman, ce sont les plongeons dans le passé, j’aime beaucoup le thème de la seconde guerre mondiale, même s’il n’est que secondaire dans ce livre, l’autre partie de l’histoire se déroule dans les années 70, dans tous les cas, nous sommes ailleurs, dans un autre temps. J’ai adoré.

     

    On peut aussi s’interroger et s’étonner des conditions de vie à ces époques là et surtout dans les années 40, le rôle de la femme, les relations hors mariage, le rôle de la religion, la pauvreté, les conditions de vie pendant la guerre etc Le tout est vraiment bien décrit par Kathryn Hughes, comme si on y était…

     

    Je dois aussi ajouter que ce roman est très touchant, assez triste, il faut le dire. Chaque femme ne peut qu’être touchée par cette histoire, par les personnages, par leurs drames personnels. Et pourquoi pas certains hommes aussi…

    On se trouve face à de mauvaises décisions, une personne qui peut tout faire basculer, des conditions de vie qui ne facilitent rien, la naïveté, la peur, l’amour … Tout un méli-mélo de questionnement et de prise de conscience.

     

    J’ai d’ailleurs regretté qu’il n’y ait pas plus de points positifs mais je comprends tout à fait le choix de l’auteure, je vous rassure il y a quand même des touches de bonheur et de bonnes décisions dans ce roman, que je ne peux pas dévoiler sous peine de vous gâcher le plaisir de la lecture.

    Bref, si vous voulez être touchés, émus, foncez…. Ce livre est fait pour vous ! Je compte acheter « Il était un secret » de la même auteure, sans hésiter !

     

     

    J’ai aimé :

        Les personnages touchants

        L’histoire, les lettres, la recherche de la vérité

        Le plongeon dans les années 40 et 70

        Le style

        La couverture

    Je n’ai pas aimé : 

    / 

    Note : 9/10 

     

     

     


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  •  CROC-ODILE — Audrey et Natasha Ajasse

    Editeur : Éditions Hélène Jacob (2 avril 2014)

    Collection : /

    Nombre de pages : 234 pages

    Prix : 15€45 (broché) 4€49 (kindle)

     

    L’histoire 

     

    C’est l’été, la classe de Première L du lycée Jean Cocteau de Kenmare, petite ville bretonne, part en voyage scolaire à La Rochelle.

    En apparence, c’est le paradis : trois semaines dans une auberge de jeunesse, ensemble, loin des parents. Pourtant, une ombre plane sur le séjour : Marie-Odile, le bouc émissaire de la classe, est aussi de la partie.
    Et un événement inattendu risque bien de faire voler en éclats le fragile équilibre…

    Un roman à plusieurs voix où chaque personnage donne sa version de l'histoire au fil du récit.

     

    Les auteurs

    Nous sommes deux sœurs jumelles de 26 ans qui écrivons ensemble. « Croc-Odile » est notre premier roman commun. Nous avons commencé à écrire très jeunes : d’abord du policier, puis des nouvelles et de la poésie. L’écriture de « Croc-Odile » a été longue, près de cinq ans, entrecoupée par nos études puis notre activité professionnelle. Aujourd’hui, nous travaillons avec des enfants et des adolescents : l’une d’entre nous est professeur de français et l’autre, animatrice. Notre deuxième roman est déjà en écriture, à quatre mains également.

    Mon avis

    Je dois dire qu’en temps normal, je ne me serais peut-être pas tournée vers ce livre, je n’ai pas aimé la couverture, bien trop enfantine (j’avais donc un doute sur la qualité de l’histoire), et je ne suis pas spécialement attirée par les histoires d’adolescents.

    Pourtant grâce à mon partenariat avec les éditions Hélène Jacob, j’ai décidé de tenter l’aventure avec ce roman et je ne regrette pas !

    Il ne faut pas s’attendre à des amourettes d’adolescents, des histoires de cœurs et de disputes au sens premier. Bien évidemment, il y en a, et c’est bien normal, malgré tout, ce livre traite d’un sujet beaucoup plus profond et d’actualité : le harcèlement scolaire. Car Marie-Odile est une ado mal dans sa peau, avec des parents plus que stricts, rétrogrades, qui l’empêchent de vivre. La jeune fille est totalement mise à l’écart par ses camarades et pire, elle est un bouc émissaire, ils ont une fâcheuse tendance à s’acharner sur elle, à se moquer, de manière assez cruelle, il faut l’avouer ! On constate à quel point les ados peuvent être méchants entre eux, à quel point, l’effet de groupe pour avoir un impact sur chaque personne, à quel point il est facile de se liguer contre une seule personne, mais beaucoup plus difficile de se remettre en question et de faire un pas vers elle!

     

    Au début du livre, il y a une explication concernant les personnages, et là aïe, je me suis dit, je ne vais jamais retenir qui aime qui, qui est amoureux de qui, qui déteste qui etc… panique à bord !!

    Au final après quelques pages on arrive parfaitement à s’y retrouver, le style est fluide, clair. Pour preuve, je l’ai lu en quelques heures !

    Il y a très peu d’intervention de la part du narrateur, nous sommes, tout au long du livre, dans la tête des personnages, on voit ce qu’ils voient, on pense ce qu’ils pensent, ils sont nos yeux et nos oreilles dans l’histoire.

    Concernant ces personnages, justement, je les ai trouvés un peu trop caricaturés, c’est vraiment mon point noir de l’histoire. Ils sont cultivés, ils ont un langage soutenu, ils cuisinent, ils sont plutôt responsables, autonomes, bref assez loin de nos « ados types ». On peine à s’y retrouver. Je ne suis pas certaine qu’un ado puisse se projeter à travers l’un de ces personnages. Ils sont un peu clichés…

    J’aurais aussi aimé, aller un peu plus en profondeur dans les émotions et les sentiments, mais cela est dû à la forme du livre, nous sommes dans leur tête et non pas un narrateur extérieur, donc forcément, nous pensons comme des ados. L’évolution ne peut pas être trop extrême, car cela n’aurait pas été crédible.

    Enfin j’ai été écœurée et choquée par la prof de français, qui au lieu de défendre cette pauvre Marie-Odile, se permet à son tour de lui faire des remontrances et de jouer le jeu des camarades ! Et malheureusement, le comportement des deux professeurs illustre bien le comportement de la plupart des gens. J’aurais apprécié qu’un professeur beaucoup plus bienveillant intervienne !

    Au fil des pages j’avais hâte que l’histoire décolle, qu’il se passe quelque chose, que l’événement se produise. Et tout nous amène à cette fin…en suspens… car oui, nous restons sur notre faim. Nous n’avons qu’une hâte lire la suite… ça tombe bien, il y a un tome 2 ! Et je compte bien le lire, ainsi que le tome 3 !  

    J’ai aimé :

        Le thème : le harcèlement scolaire, l’adolescence.

        La narration plutôt surprenante : être dans la tête de chaque personnage

        La fin qui laisse un goût d’inachevé et qui donne envie de connaître la suite de l’histoire et donc le Tome 2 !

        Le style : je l’ai dévoré !

    Je n’ai pas aimé : 

        Les personnages un peu trop clichés et « parfaits » : langage soutenu, culture générale développée, talents de cuisiniers.

        La couverture

     

    Note : 7/10 

     

     

     


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  • Mes trois premières lectures pour les éditions Hélène Jacob: 

     


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